(anthropologie/archéologie économique… en Europe)

Economie asiatique
7 mars, 2010,
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 A propos de l’économie asiatique, une perspective millénaire nous rappelle le rôle dominant de l’Est dans l’histoire de la production mondiale..

http://video.economist.com/?skin=oneclip&ehv=http://audiovideo.economist.com/&fr_story=9ab2ffbf63206f4a66dea37bbd2f01aa94d68c5b&rf=ev&autoplay=true

Selon OCDE, la Chine devrait retrouver en 2015 la place de première économie mondiale qui lui revient naturellement et qu’elle a occupé jusqu’en 1890. Mais pourquoi ce déclin impérial millénaire?

On reste quand même sur notre faim. Pourquoi ce déplacement vers l’Ouest ? Pourquoi les modèles de développement ont une durée de vie limitée, ils expirent? Est-ce que le progrès technique de l’Ouest explique tout? Pourquoi un peuple crée plus qu’un autre ou pourquoi un peuple décide de ne plus créer? 

Est ce que ce progrès est conditionné lui-même par la sur-exploitation des ressources naturelles, par la surpopulation? Selon Claude Lévi-Strauss, « la surpopulation est le problème fondamental de l’avenir de l’humanité« . Selon Diamond, l’île de Paques est désertée suite à la sur-exploitation de ses fôrets (à l’arrivée des Européens après 1700, les habitants étaient en voie de cannibalisation, et ne représentaient plus que 10% de leur max historique). Y a t il autre chose aussi? A suivre…

 



Un fonds monétaire européen à l’horizon?
6 mars, 2010,
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http://www.economist.com/business-finance/economics-focus/displayStory.cfm?story_id=15544302

Un fonds pour résoudre les problèmes d’éthique financière des Etats membres (aléa moral)? Pas convaincu..



Japon, un modèle qui nous hante?
6 mars, 2010,
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Signe de la gravité de la situation au Japon, Toyota a publié en 2009 ses premiers pertes comptables depuis 1941 (-3,3 md€). Récemment, Ford a détrôné Toyota au rang de 1er constructeur mondial. La victoire électorale des socialistes en 2009 a mis un terme à plus de 50 ans de domination des conservateurs. C’est la suite de la « décennie perdue » (94-04) du Japon, où la croissance zéro a cotoyé la déflation, l’augmentation du taux de pauvreté-inégalité (15,7% en 2006) et du travail précaire. Quoi de plus? La suite plus concrète est que la dette publique japonaise a atteint 200% du PIB (120% en Grèce). Le modèle japonais peut il se renouveler?

Mais est-ce que l’économie européenne est en train d’emboîter son pas? Il y a beaucoup de craintes en ce sens. Après sa période glorieuse aussi, l’Europe de l’ouest connaît un ralentissement depuis la fin des 1990, alors que la sortie de la crise actuelle tarde de se montrer.  En 2009, la croissance en UE a été de -4%. Au Japon, elle a été de -5%. A suivre.

http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-12022010-BP/FR/2-12022010-BP-FR.PDF

 



Les fins du monde : Tainter vs. Diamond
28 février, 2010,
Classé dans : Secundo

Vous êtes vous déjà demandés pourquoi l’empire de Rome est mort? Le 24  AUG 410  la porte Salaria, au nord de Rome, s’est ouvert pour laisser entrer Alaric et ses Wisigoths. Inutile de vous décrire le sac. La Rome éternelle était désormais une légende. C’était la première fin du monde…     Alaric n’était pas à sa première tentative. D’ailleurs, les Romains et les Wisigoths ont été amis, au début de leur histoire commune.  La décadence fatale d’un mode de vie, la fatigue du peuple romain de se battre ou de gérer sa complexité ont certainement compté plus que le symbole de l’entrée des barbares dans Rome. Rome était déjà « barbarisée ». De multiples écrivains témoignent de la décadence des moeurs romains. Peut on considérer l’attitude collective laxiste envers l’immoralité comme un signe de déclin? Voir aussi

Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence – Montesquieu

Depuis il y en a eu d’autres fins (l’an 1000, l’an 2000, l’an 2012 etc.), plus ou moins chantés. Fin du monde ou fin d’un monde? Il peut s’agir d’une incantation à retour éternel, un besoin éternel de fins du monde (et de renouvellements) – lors des étapes charnière de l’histoire ? Est-ce aussi un besoin insoluble pour le mythe (qui s’enfiche de nos progrès scientifiques)? 

Si les « faux fins » ont des explications mythiques, les « vrais fins » ne sont pas plus faciles à expliquer. Une certaine loi économique (ou plutôt axiome) nous dit que toute combinaison de facteurs de production (ou organisation) finit par avoir des rendements décroissants. Vrai, mais démonstration non faite jusqu’à présent (tentative faite par Tainter). Une autre explication est celle de Diamond (mauvais management des ressources naturelles à long terme). Voir aussi:

Collapse of Complex Societies – J. Tainter

Collapse: How Societies Choose to Fail or Succeed - J. Diamond

http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Tainter



Biens publics et marchés financiers
28 février, 2010,
Classé dans : Eco

Il est paradoxal mais vrai d’observer que l’économie de marché ne fonctionne que grâce à un système de règles communes, y compris les règles juridiques et judiciaires, qui doit précéder le marché. Elles doivent être acceptées (contrat social)majoritairement, sinon le coût du contrôle de leur respect devient inacceptable. Les marchés fonctionnent donc correctement que lorsque les biens publics nécessaires existent. Marché sans civilisation est un non-sens. C’est ce que nous prouve la crise des marchés financiers, le non respect des règles prudentielles bancaires et en matière de communication adéquate sur les risques de produits structurés (information asymétrique), c’est le manque de civilisation de ceux à col blanc qui a créé la crise. Quand on pense à toute cette dépense d’éducation qui est investie par nos sociétés pour ces gens bien éduqués, c’est très décevant… 

Mais il ne faut pas se focaliser sur tel ou tel salarié, qui a été dirigé par le système d’incitations à agir ainsi (à savoir les bonus et dividendes annuels). En réalité, c’est le problème des biens publics insuffisants, c’est la responsabilité des Etats qui sont si à l’aise à pointer du doigt le comportement « irresponsable » des banques – en nous faisant oublier leur rôle. L’arroseur arrosé!



A spread surprise
21 février, 2010,
Classé dans : Eco

http://video.economist.com/linking/index.jsp?skin=oneclip&ehv=http://audiovideo.economist.com/&fr_story=f3bb24bf00b55a124ac079d7f5d235bbe999f947&rf=ev&hl=true

Bon, la « surprise » s’appelle en fait risque systémique, et ce n’est pas une surprise, sauf quand elle est considérée comme une excuse…



Schumpeter et les profits
20 février, 2010,
Classé dans : Eco

La Motivation des entrepreneurs n’est pas toujours ce que l’on croit, à savoir les profits. Les mobiles « irrationnels » jouent également dans cette histoire : le plaisir de l’effort, le goût sportif pour la compétition/le jeu et la victoire, le bonheur de créer et de voir grandir leur entreprise, la curiosité. Plus de réponses ici

http://pascal.blogs.com/venture/2005/01/les_motivations.html

Il semble que c’est dans notre adn; Shcumpeter le sait (« l’explication psychologique » du comportement ‘rationnel’) même si les recherches sur le génome humain ne le disent pas encore.  Mais comment intégrer cela dans une loi de l’offre? (ça donne mal à la tête je sais) C’est en cela que nous sommes au tout début de la recherche en économie qui néglige les aspects humains complexes de nos économies modernes et dont l’abus de mathématiques  montre une fois de plus sa jeunesse.

Mais revenons.  Le plus important c’est que le goût d’entreprendre ne peut pas être confondu avec celui du profit. D’ailleurs, on ne peut pas entreprendre sans attendre, le profit du court terme n’est donc pas dans la nature des choses en économie… sauf en ce qui concerne les traders et autres vendeurs de cigarettes de contrebande. En réalité la vision de court terme agit contre le fonctionnement normal de l’économie et des marchés, car stimule la spéculation au détriment de l’investissement. Alors que l’investissement s’obstine à rester le principal moteur de la croissance, en tout cas dans les manuels de nos économistes!



Glass-Steagall Act et nous
20 février, 2010,
Classé dans : Eco

Voici le sujet d’aujourd’hui 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Glass-Steagall_Act

 En fait, avec cette loi jusqu’en 1999 la banque de dépôt avait interdiction de faire des opérations de marché aux US. Comme par hasard, cette loi a été abrogée peu avant la création de Citigroup.

On se rend compte que cette loi était bonne et on veut la réactiver. Comme en 1933 quand elle a été créée, la raison est la même, interdire la spéculation et protéger l’argent des épargnants. Mais le même article nous dit que la loi était facilement contournée. Je dirais, c’est logique de la contourner puisqu’on nous dit que le secteur bancaire est privé – donc les financiers cherchaient à mximiser leurs profits (au delà des intérêts sur prêts), y compris en faisant appel à la spéculation! Comment ils contournaient, c’est pas si difficile à imaginer.

Vraie fausse solution (certains diraient poudre aux yeux), cette réactivation? Lehman Brothers n’était pas une banque de dépôt, donc c’est la chute d’une banque d’investissement qui a destabilisé le système d’épargne. En fait, il est impossible d’isoler la banque de dépôt du reste de la finance, la course aux clients l’interdit (en surrémunérant les dépôts par des profits sur les marchés financiers), le marché interbancaire (sur lequel elle est prêteuse nette) le favorise. En somme, la finance de marché brasse la masse de l’épargne. Avec une vraie loi Glass-Steagall, les banques d’investissement n’existeront plus et une partie des clients des banques de dépôt iront ailleurs (bourses). A suivre.

 



Profits et déchets
17 février, 2010,
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Lire un livre d’Eva Joly est toujours un plaisir. Cette fois ci je trouve une phrase formidable à propos de la mafia et la gestion des déchets en Italie: « si la Mafia accepte de détruire son propre territoire c’est parce que les mafieux pensent que leur existence sera fatalement courte, et aussi que le profit est plus important que la vie. C’est ce qu’ils enseignent à leurs propres enfants. La loi du profit impose toujours le court terme. C’est vrai en Italie, ça existe ailleurs. »

On dirait qu’il y a rien de plus à ajouter, s’agissant de certains financiers, s’applique une même loi du court terme qui détruit la morale (c’est à dire la responsabilité individuelle envers la collectivité), efface la mémoire longue et disculpe.

Peut on réconcilier économie et éthique? A suivre.



Banques, qu’en veut-on faire?
16 février, 2010,
Classé dans : Eco

Voici mon sujet d’aujourd’hui 

 http://www.fsa.gov.uk/pages/Library/Communication/Speeches/2010/0215_at.shtml

Vous en avez assez des phrases banales en économie? Moi aussi. Il y en a deux qui sont pas mal. D’une part on nous explique que les banques relèvent du secteur privé pour stimuler l’innovation financière et un meilleur service. De l’autre, on nous explique qu’il faut les réguler car il ya des risques systémiques. Dans quelle mesure un secteur fortement régulé est il encore capable de faire jouer la concurrence ? et donc produire des services de qualité (pour le client) ?

Mais voyez vous vraiment la différence entre aller au guichet d’une banque et aller au guichet d’une administration? Vous sentez la même bureaucratie? Moi aussi. Vous sentez qu’elles innovent? Spontanément on dirait non. C’est vrai, plus de monde peut prendre un crédit mais est-ce une innovation ? ou est-ce une politique étatique de long terme visant à stimuler la consommation dans des économies mûres à bout de souffle? une dépendance mal saine s’est installée, sous la forme d’une illusion que le futur sera meilleur…. alors qu’on en sait rien.

Donc en quoi ces « innovations » apportent une valeur ajoutée au peuple? On nous explique qu’elles ont une fonction très importante, la couverture/dispersion des risques financiers des agents éco. En réalité, dès que l’on parle de dérivés de couverture, les jeux sont à somme nulle. Couverture est un mot divin, on nous le vend très bien. En réalité quand une banque vous achète à terme des devises, c’est qu’elle a trouvé une contrepartie qui voulait achteter à terme. A l’évidence, l’un des deux perdera. La banque gagnera de toute façon les commissions sur l’affaire globale (pas mal comme prise de risque!). En réalité, toute couverture est une spéculation (à savoir, l’un des deux agents éco mis en relation perd toujours) et le bénéfice agrégé pour la communauté est nul. Le paiement d’une prime en faveur d’un obscur intrument financier  »innovant » vient de la poche de ceux qu’elles ont réussi à amadouer, entreprises et Etats sans ressources (les riches sont leurs propres banquiers).  Souvent, la couverture du risque est un effet d’optique (voir le cas du swap de change grec découvert récemment……………………).

http://video.economist.com/?skin=oneclip&ehv=http://audiovideo.economist.com/&fr_story=3f297d1500cb350852a8e599e3e0b60412fa4be7&rf=ev&autoplay=true

Alors, à qui profite un secteur privé et régulé? Peut être à augmenter les barrières à l’entrée, et donc les profits des banques en situation d’oligopole, même de monopole, situations d’entente sur les marchés etc. (c’est selon.). Peut être à l’Etat, pour se déresponsabiliser (en externalisant les activités de banque au secteur privé).  En tout cas, notre goût pout le compromis et le mille feuilles a produit un mécanisme de surveillance bancaire  complétement dégénéré, dont le tic est désormais de soigner sa complexité et de faire oublier les responsabilités (voir les complexités Bâle 2 &co). Quant à son rôle, on l’a oublié aussi.  Personne n’est encore capable de nous dire pourquoi aucune autorité de surveillance n’a osé dire – quand il fallait – que la hausse des encours de crédit était trop brutale et que cela allait dans le mur? Que c’était un grand jeu pyramidal et que le dernier paiera pour tous?

Enfin, il reste pas beaucoup d’arguments en faveur d’un secteur bancaire privé. Nationalisation?  Il suffit de taxer à 90% leurs profits par ex. (car c’est un super-profit, la justification de l’entrepreneur privé et innovant n’existe plus, tout simplement).  Facile, à dire. A suivre.



Enfin mon blog!!
14 février, 2010,
Classé dans : Secundo

Oui, enfin, une vraie réussite sachant que je ne suis pas un vrai pot du net, en général inutile. Car dès que je cherche une info sérieuse, je dois revenir à mes bouquins ouff! ou à amazon & co… Les exceptions à cette assertion existent, j’en témoignerai d’ailleurs dans ce blog (à travers ses hyperliens). A propos, nos assertions en général ne sont pas parfaites sauf à les expliquer à l’infini…. Nos mathématiques ne le sont pas non  plus, à propos du nombre pi et autres divisions 1/3.  Pour ne plus parler d’économie… (Là il faut tenir bon, c’est une marotte qui va me suivre!). Bref, revenons!

Je vais vous faire part d’une première exception à cette assertion. Un article sur les babouins et le stress, leurs pouvoir d’explication de nous-mêmes, drôle et révélateur en même temps! Il explique bcp de choses dans nos organisations modernes… Je l’aime bcp, donc le voila au démarrage de mon blog.

http://www.psychologies.com/Moi/Moi-et-les-autres/Relationnel/Articles-et-Dossiers/La-lecon-de-tolerance-des-babouins


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