(anthropologie/archéologie économique… en Europe)

L’enigme du jour
18 novembre, 2011,
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Pays:                                                                          France       Allemagne

La rentabilités des obligations 10 ans (today):          3,75%          1,77%

Dette % PIB 2010:                                                         82%             83%

Notation S&P (today):                                                   AAA            AAA

Croissance PIB (Q3/Q2 2011)                                      0,4%           0,5%

Hausse population en 2050:                                           0%            -15%

Pourquoi les rentabilités sont (tellement) divergentes?

 http://www.spiegel.de/international/business/0,1518,797895,00.html



Sur la BCE, encore
10 novembre, 2011,
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Pourquoi la BCE doit innover?

http://www.bruegel.org/publications/publication-detail/publication/603-rethinking-central-banking/
http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/10/23/more-grim-euro-thoughts/

http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/11/09/this-is-the-way-the-euro-ends-2/

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/10/l-euro-victime-des-pieges-de-l-ideologie_1601927_3232.html

Ce sera certainement le rôle de la BCE qui fera l’objet de toutes les négociations imaginables sur le prochain changement des traités euro. Elle a un peu commencé d’innover (sans l’être vraiment), mais dane le maquis, les combattants du droit ont pris les armes:

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-politique-de-la-bce-attaquee-en-justice_262957.html



Expériences en Grèce
10 novembre, 2011,
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http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/11/10/lucas-papademos-un-partisan-de-la-rigueur-a-la-tete-de-la-grece_1599862_1581613.html#ens_id=1508090

L’artisan du passage du drachme à l’euro (prématurément) pour devenir ensuite vice-président de la BCE, doit maintenant sortir la Grèce du chaos. L’homme est mis face à ses responsabilités..  Pour une fois, la nature est bien faite. Est-il sincère avec lui même? Va t il procéder à de nouvelles expériences dans ce pays? A suivre..



Les dettes en UE
9 novembre, 2011,
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http://www.lessentiel.lu/lup/infographie/dettes/index1.html

La rentabilité des oblig d’Italie à échéance 10 ans a dépassé 7% aujourd’hui sur le marché secondaire.

Les mieux endettés en 2010:

Estonie 6,6%

Bulgarie 16,2%

Luxembourg 18,4%

Roumanie 30,8%



Les économistes influents
6 novembre, 2011,
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Une récente enquête parmi les profs en éco aux US révèle des hiérarchies intéressantes sur les économistes influents:

http://econjwatch.org/articles/economics-professors-favorite-economic-thinkers-journals-and-blogs-along-with-party-and-policy-views

Avec une certaine surprise, P. Krugman arrive le premier dans la catégorie : vivants, moins de 60 ans. Sans surprise (malheureusement), les macroéconomistes rafflent la mise.



Economie comportementale – un clin d’oeil
6 novembre, 2011,
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http://danariely.com/the-books/

Le livre assez surprenant  »Predictably Irrational » (2009) est écrit par un prof de MIT.  L’idée du chapitre « The truth about relativity » c’est qu’on cherche toujours des comparaisons pour décider. Mais c’est une rationalité de vitrine car en général on cherche les comparaisons faciles si possible! Plus elles sont compliquées ou moins évidentes, plus on les exclut de nos choix. En réduisant notre « cercle de choix », le choix devient irrationnel. Et ce l’est. Il y a quelques bons exemples dans ce livre. Plus généralement, il affirme qu’il y a certains choix qui sont systématiquement biaisés par l’irrationalité. Cela rappelle certaines techniques de marketing.

PS A ne pas confondre avec d’autres thèses récentes en microéconomie comme celles de S. Levitt avec son bestseller « Freakonomics ». Il explique que tout comportement a une raison « rationnelle », il faut juste la chercher. Pour lui, il n’y a pas de irrationalité systémique (elle est juste un « bruit blanc » dans les statistiques).

http://www.freakonomics.com/



Quelles sont les conditions de la Chine?
6 novembre, 2011,
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Au G20, les US ont refusé d’aider l’UE avec le sourire poli d’Obama; America first?

http://en.wikipedia.org/wiki/America_First_Committee

Pour contribuer au FESF, la Chine a plusieurs doléances (valables aussi pour US):

- cesser de critiquer sa politique de change

- voter pour son entrée à l’OMC le plus tôt possible (la Russie est attendue d’y entrer en décembre 2011)

-  lever l’embargo sur les exportations d’armes vers la Chine (créé en 1989, suite à la crise de Tiananmen).

Je trouve que ce dernier point est le plus intéressant (et même le vrai point de discorde).

 



L’énergie « bio »
6 novembre, 2011,
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Alors qu’on s’inquiète de la fin du pétrole*, certaines alternatives énergétiques ne semblent pas devenir plus écolo. Il y a le nucléaire (mais l’uranium est une ressource épuisable et polluante, même plus dangereuse que le carbone) et la biomasse. On connaissait ses effets néfastes sur l’agriculture. Mais récemment, il semble aussi que son bilan carbone est plus qu’inquiétant:

http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/11/04/l%E2%80%99energie-tiree-des-forets-pollue-plus-que-le-charbon/#xtor=RSS-32280322

A vrai dire, il faut décider les critères de ce qu’on veut appeler par « bio »:

- la trace carbone (émissions CO2)

- autres externalités (impacts politiques/guerres, explosions atomiques, autres déchets..)

- l’efficience des sources d’énergie pour la production d’un MWh (selon le TRI) – incluant le coût d’exploration et de production (matériel, entretien, main d’oeuvre, pots de vin etc.), le coût de transport vers le consommateur, les externalités etc. Ce qui permet de présenter l’économie globale de ressources de chaque type de projet d’investissement. Mais je n’ai pas connaissance d’une telle comparaison des TRIs. Il y a un manque de transparence assez flagrant dans le domaine de la production et du marché de l’énergie.

* PS En ce qui concerne les gisements actuels de pétrole,  la production mondiale décline de 5% par an (cf. Shell, il faut 4 Arabie Saoudite d’ici 10 ans pour compenser). Le pic de production de brut conventionnel a été déjà atteint en 2006. La course sur le tapis roulant consiste à trouver de nouveaux gisements (ex: gaz de schiste, sables bitumineux, l’océan Arctique), avec des incertitudes fortes. Non seulement il faut remplacer les sources, mais il faut les augmenter car la demande mondiale de pétrole s’accroit. Voir aussi:

http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/11/18/tout-va-bien-le-peak-oil-est-atteint-dit-lagence-internationale-de-lenergie/

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/09/24/shell-il-faut-arabies-saoudites-en-plus-dici-a-2020/



Draghi, l’américain
5 novembre, 2011,
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http://www.lefigaro.fr/marches/2011/11/03/04003-20111103ARTFIG00548-les-marches-apprecient-la-baisse-des-taux-de-la-bce.php

Le positionnement des astres était favorable à cette baisse de taux de 0,25 de la BCE:

- Ancien de Goldman, Draghi n’oublie pas son éducation. Dès ses débuts, on sent une saveur de politique monétaire américaine dans la décision d’abaisser le taux de 0,25 points. La croissance doit être soutenue, pas seulement la stabilité des prix.

- Maintenant que les Allemands ont réduit leur prévision de croissance de moitié pour 2012, ils sont convaincus aussi que le dogme n’est pas tjrs utile. Si on n’écoute pas les autres, on apprend de l’expérience perso… Derrière, il se pose aussi la question de la crédibilité et l’utilité d’inscrire les dogmes éco dans un traité européen ou une constitution (règles de déficit, d’inflation etc.). On voit à quel point les règles monétaires des traités européens sont mis en question non seulement par les Etats mais aussi par la BCE.

PS Mauvaise nouvelle: hausse du baril par ricochet de la baisse du taux. La fin de la baisse tendancielle du baril (suite à la crise) est proche?

http://www.lefigaro.fr/matieres-premieres/2011/11/03/04012-20111103ARTFIG00596-le-petrole-brut-bientot-a-100-dollars-a-new-york.php



La faute à la desindustrialisation?
3 novembre, 2011,
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http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/03/l-erreur-fatale-de-la-desindustrialisation_1598223_3232.html

Voici un article qui résume les discours en faveur de l’industrie. Je ne serais pas aussi net. Au lieu de faire des jouets et du papier peint (et de la pollution avec), l’UE a mieux à faire. Mais derrière l’éloge de l’industrie il y a deux problèmes.

1. Les Reagan ont pensé la moitié de l’aspect, je l’accorde à l’article, car ils n’ont pas penser à quoi faire des gens de l’industrie qui ne sont pas suffisamment qualifiés pour faire autre chose (les services) ou n’en veulent pas..   On a créé un minuscule Fond européen d’ajustement à la mondialisation (de reconversion sociale).  En tout cas, la desindustrialisation (en 10 ans) s’est fait bcp plus vite que la mutation des structures professionnelles (une génération de profs change après 30 ans…). C’était un manque de timing.

2. Je le dirait aussi différemment: les services et la recherche n’ont pas créé la valeur ajoutée espérée pour compenser la perte des industries et ne sont pas devenus le monopole des occidentaux (comme espéré).  Manque de vision/modestie ou de mise en oeuvre de ces axes? A propos, comment améliorer la recherche fondamentale si les dépenses publiques ne suivent pas? Comment faire de la recherche appliquée (innover) si l’industrie est partie? Et la « destruction créatrice » marche pour les services? A suivre



Schumpeter – Contribution de FE
1 novembre, 2011,
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JOSEPH SCHUMPETER (8 février 1883 – 8 janvier 1950)

Joseph Schumpeter est né en 1883 à Třešť (Tchéquie) où sa famille, d’origine allemande, était établie. Suite à la mort de son père, sa mère s’installe à Vienne où il poursuit ses études et obtient un doctorat en économie en 1906. Il devient professeur d’économie à l’université de Chernivtsi (Ukraine) puis en 1911 à l’université de Graz . Après la première guerre mondiale, il est successivement un éphémère ministre autrichien des Finances en 1919 et président d’une banque qui fait faillite en 1924. Il retourne  dans le monde universitaire, d’abord à Bonn puis à partir de 1932 à Harvard. Il meurt aux Etats-Unis en 1950.

Schumpeter a dit avoir trois objectifs dans la vie:  être le meilleur économiste au monde, le meilleur cavalier d’Autriche et le meilleur amant de Vienne. Il a prétendu avoir réalisé deux de ceux-ci sans préciser lesquels. Un chose est sûre est que l’influence de sa pensée est plus importante que jamais.

Son interrogation centrale porte sur la dynamique du capitalisme. Il récuse comme étant essentiellement statique le modèle libéral de concurrence parfaite où les entreprises d’un secteur d’activité ont accès aux mêmes technologies pour produire les mêmes biens qui sont vendus au même prix. Il emprunte au marxisme le concept de destruction créatrice. Selon Marx, celles-ci sont  générées par une surproduction déclenchant des crises qui ne peuvent être résolues que par une destruction massive des moyens de production existants. Le trait de génie de Schumpeter est de placer au coeur de la destruction créatrice l’entrepreneur. L’entrepreneur, à la différence du chef d’entreprise qui se contente de gérer les moyens de production de manière aussi optimale que possible, est selon lui est celui qui met en oeuvre des innovations qui peuvent être des inventions ou de nouvelles méthodes d’organisation et qui rendent obsolètes des activités existantes. L’innovation donne à l’entrepreneur un monopole temporaire qui suscite la concurrence d’imitateurs.  En outre, son succès  encouragera d’autres entrepreneurs à innover de telle sorte que les innovations arrivent en grappes qui généreront des cycles: ces grappes stimulent d’abord  l’activité économique mais ont plus tard des effets négatifs avec la disparition des activités devenues obsolètes, effets qui disparaîtront avec une nouvelle grappe d’innovations. Dès lors, pour Schumpeter, un régime de concurrence pure et dure n’est pas souhaitable car en s’opposant à la création de monopoles, il contrarie l’innovation et donc la croissance. L’augmentation du bien-être ne dépend pas du comment le capitalisme gère les structures existantes mais du comment il les crée et les détruit.

Les thèses de Schumpeter ont inspiré les théories sur la “croissance endogène” selon lesquelles la croissance est génératrice de progrès technique qui lui-même est source de croissance. Ces théories constituent la base du pilier économique de la “Stratégie de Lisbonne” qui vise à faire de l’Union européenne “l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde” en appuyant massivement la recherche et les nouvelles technologies. On peut même considèrer qu’elles ont influencé le Traité de Lisbonne qui a abandonné la “concurrence non faussée” au profit de  ’l”économie sociale de marché hautement compétitive”.



Palestine
31 octobre, 2011,
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L’unité franco-allemande en politique étrangère reste à construire..  Quand l’un vote pour et l’autre contre la Palestine à l’Unesco c’est encore typiquement… européen et drôle. Mais c’est gênant après 50 ans ensemble dans UE.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/10/31/l-unesco-se-prononce-sur-la-demande-d-adhesion-de-l-autorite-palestinienne_1596258_3218.html#ens_id=1559455



L’encadrement du crédit
22 octobre, 2011,
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On en parle bcp depuis peu. Un vieux instrument de politique monétaire qui refait surface.  Est-ce que les politiciens/éconmistes il y a 40 ans étaient plus intelligents qu’aujourd’hui? Voici un article trouvé de l’époque:

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ofce_0751-6614_1985_num_11_1_1020



Prévisions
22 octobre, 2011,
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Révision des croissances éco en 2012 (apr. vs oct. 2011):

UE – de 2,1% à 1,4%

Allemgne – de 2,1% à  1,3%

France – de 1,8% à  1,4%

Heureusement que tout le monde n’est pas aussi pessimiste que les économistes.



Tabous
18 octobre, 2011,
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Scénarios catastrophe, on parle de ces tabous dans les journaux maintenant. On y parle de Siemens qui a mis ses avoirs à la BCE. Est-ce légal d’ailleurs??

http://www.economist.com/node/21531424

En ce qui concerne les banques, il y a une estimation à 300 md EUR des pertes des banques de l’UE en cas de crise systémique de la dette incluant l’Italie et l’Espagne. A couvrir. Un peu bcp..

http://www.economist.com/node/21530994

Après le FMI, la Commission admet que bcp de banques européennes doivent se recapitaliser (en vertu des chutes boursières – Bercy semble prêt à donner 10-15 md d’aides aux banques fr).

J’avoue que je ne comprends pas. Soit on me dit que le capital est une donnée comptable fiable, et alors je ne voit pas pourquoi s’affoler (les ratios prudentiels actuels des banques sont plus que suffisants, y compris en cas de défaut grec). Soit on reconnaît implicitement que la comptabilité n’est pas à la hauteur car les vraies pertes ne sont pas comptabilisées – mais se reflètent (il semble) dans les cours de bourse des banques (qui ont pas mal chuté en effet). Or la chute actuelle est le reflet d’un marché qui craint un débâcle plus important que la Grèce (de la zone euro?).

Mais on est encore dans un flou car si on est logique, un débâcle de la zone euro n’a pas d’équivalent  avec ces rustines de recapitalisation étatique! Donc pas clair.



L’électromagnetisme de l’homme
17 octobre, 2011,
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1. Le cerveau produits des ondes électromagnetiques:

- Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêve.

- Ondes thêta : de 4 à 7 Hz, celles de la relaxation profonde.

- Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, celles de la relaxation légère et de l’éveil calme.

- Ondes bêta : 14 Hz et plus, celles des activités courantes. Étrangement, les ondes cérébrales passent au bêta pendant les courtes périodes de sommeil avec rêve (sommeil paradoxal), comme si les activités du rêve étaient des activités « courantes ».

Il arrive aussi qu’on parle d’ondes gamma qui se situeraient au-dessus de 30 ou 35 Hz et qui témoigneraient d’une grande activité cérébrale, comme pendant les processus créatifs ou de solutions de problèmes. (Ne pas confondre avec les rayons gamma, émis par le noyau des atomes.)

Mais on vient de découvrir dans un programme nommé OCNI (Ondes Cérébrales Non Identifiées) des ondes allant de 45 à 160 hertz (domaine audible) dans certains cas particuliers de stimulis

2. Tout homme possède de l’électricité statique. Ce qui n’est pas expliqué c’est que certains sont de vraies usines à décharges électriques! Evidemment, quand ces personnes essayent de se servir d’un objet métallique ou approchent d’un appareil électrique, ça peut faire des dégâts…

P.S. La réaction du corps humain au courent électrique commence à 0,5 mA, le seuil de non lâcher est à 10 mA (contraction musculaire) et la mort arrive avec certitude à 1A. Ce n’est pas le voltage (électricité statique), ni l’intensité du champ (tesla) qui font la différence.



Le yuan
17 octobre, 2011,
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Après le Sénat, le Congrès des US est en train d’approuver un texte d’une violence rare contre la surévaluation de la devise de la Chine. Au-delà des querelles des chiffres, il y a la vérité que la Chine dispose en ce moment des moyens pour influencer durablement son taux de change. Les grands économistes US n’ont rien vu venir?

http://www.economist.com/node/21532288

http://www.economist.com/blogs/freeexchange/2011/10/chinas-currency



Une coincidence
14 octobre, 2011,
Classé dans : Secundo

La Grèce a bcp investi dans l’armée (des dépenses sans productivité), ce qui n’a pas stimulé la croissance, avec une fuite en avant formidable de la dette publique. Cela me rappelle les mésaventures de l’URSS qui a misé aussi sur l’armée pour affirmer sa suprématie et/ou gagner un conflit qui n’était pas armé. Et plus récemment, la Lybie. Bref, il y en a des exemples………

Renforcée par le débâcle grec, la Turquie (le rival grec éternel qui entre temps a fait ses devoirs en éco comme il faut) a récemment investi le terrain diplomatique de la Méditerranée, visité la Libye un jour après Sarkozy et haussé le ton contre le Chypre grec et Israel. Coincidence avec le débâcle grec? Je pense que oui.

http://www.courrierinternational.com/breve/2011/09/20/guerre-du-gaz-entre-chypre-et-ankara

On comprend mieux pourquoi la France soutient le sauvetage grec  et laisse la Russie (grand rival des turcs et grand ami des grecs) ‘agir’ à la mer Noire (elle lui vend des portes-hélicoptères Mistral): tenir la Turquie « occupée ».

PS Une étude sur le sujet aussi:

http://www.iss.europa.eu/publications/detail/article/russian-policy-in-the-eastern-mediterranean-and-the-implications-for-eu-external-action/

 

 



Plan Volker
12 octobre, 2011,
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http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/10/12/le-gendarme-de-la-bourse-approuve-le-projet-de-reglementation-volcker_1586474_3222.html

il semble que les exceptions du plan sont plus grandes que ses règles…



Stérilisation ou microbes?
10 octobre, 2011,
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1. Ca ne vous échappe pas,  toute cette liquidité émise pendant la crise par les BC n’a pas encore créé d’inflation. Récemment j’ai été à Paris pour un shopping éclair, je peux même dire que je suis resté fidèle aux mêmes magasins! Mais alors surprise, j’ai vu des prix constants et même en baisse par rapport à ce que j’avais en mémoire ou même une atypique période de soldes. Pourquoi la théorie monétariste ne marche pas? Est-on en train de vivre une nouvelle forme de stérilisation de la masse monétaire mais dont l’auteur est inconnu?

2. Mais si l’inflation arrive quand même, il faudra stériliser toute cette liquidité (Est-ce que le Nobel 2011 de Sargent veut nous le rappeler?), faute d’autres instruments pour empêcher l’inflation (à moins de l’accepter…). Mais comme en biologie, il faudra aussi se poser la question s’il ne vaut pas mieux vivre avec les microbes que stériliser le moindre recoin. L’exemple dela Chinequi a fait sa croissance forte avec bcp d’inflation est parlant.

Rappel: en cas d’inflation, deux options de stérilisation -  tristounettes pour la croissance -  pour la BCE:

- vendre les obligations d’état (achetées pendant la crise)  -> hausse des intérêts en euro?

- vendre les devises de l’actif (acheter de l’euro) -> hausse de l’euro?



Nouvelles théories?
25 septembre, 2011,
Classé dans : Secundo

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/24/exces-de-vitesse-des-neutrinos_1577201_3244.html

J’ai une seule remarque. D’un point de vue économique, une correction des théories Enstein serait un très mauvais cadeau pour les dépenses des labos, car ils devront réévaluer tous les tests faits depuis un demi-siècle. Est-on prêt à accepter cela?



Odeurs de complot ou de compote?
23 septembre, 2011,
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http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/23/comment-la-fed-asseche-les-banques-europeennes_1576800_3234.html#ens_id=1539096

Hier, BNPP a chuté de 5,7% encore et aujourd’hui reprenait 9,7%. Les spéculations font les emplettes. Y a t il un patin  américain dans tout cela? Car en réalité, ce qui inquiète plus que les dépréciations d’actifs des banques européennes à court terme, c’est l’assèchement des financements en USD et la possibilité des rachats hostiles par les banques US.

P.S. Signe que la crise s’étend,  l’or n’est plus un refuge, car l’économie doit tourner et les pertes sur les autres actifs doivent être financées (par la vente d’or), aujourd’hui il baisse encore de 11%. Autrement dit, on ne mange pas d’or mais des dollars.



Banques, tjrs pas de bonnnes nouvelles
20 septembre, 2011,
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http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00380859-la-bank-of-china-suspend-des-operations-avec-trois-banques-francaises-presse-221723.php

-6,5% pour BNPP



Finanzwissenschaft
20 septembre, 2011,
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http://de.wikipedia.org/wiki/Finanzwissenschaft

J’aime bien ce mot. En allemand, wissenschaft=science. En Allemagne, il existe une science financière! Cela dit long sur la manière de percevoir la finance chez eux – comme qch de très sérieux et scientifique. Comme s’il y avait une théorie et des principes claires et prédictibles. En France, un universitaire peut faciliement rire si on lui parle de science financière: il n’y a pas de science des finances, juste un set de conventions et un peu de maths..

Rien à faire, c’est comme ça. Cela peut aussi  faire penser à une différence entre la manière de voir les finances (le rapport à l’argent) en France et en Allemagne. Les implications sont lourdes en termes de fixation des priorités des gens/des gouvernements… Peut on faire converger cela sans casser autre chose? Quelle est l’alternative?



ECB, bizarre
18 septembre, 2011,
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REgardez ces deux liens, curieux non?

http://www.ecb.int/press/pr/date/2011/html/pr110915.en.html

http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00378713-bnp-dement-avoir-des-problemes-de-liquidite-en-dollar-218574.php



Quelle sortie de la Grèce de la zone euro?
12 septembre, 2011,
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Sur fond de rumeurs sur les banques francaises (de nouveau!), il résulte -4% CAC40 aujourd’hui. (Mais BNPP a 4 md euro d’exposition grecque, et 88 md de fonds propres réglementaires, soit 5% sont touchés, donc assez suffisant!… Ou est le problème? Elle a déja provisionné 20% de l’encours de 2,3 md soumis au plan UE d’aide à la Grèce. Il semble logique que BNPP demande une enquête pénale sur les rumeurs la concernant.)

La sortie de la Grèce dans les conditions actuelles de dette accumulée (en euro!) ne résout pas le problème d’insolvabilité, au contraire. Une sortie aurait de sens en même temps qu’une faillite. Mais, une faillite est une opportunité de sortie de l’euro et pourrait se faire.

La finance est une voile. Le vrai problème c’est la croissance de la Grèce. Y a t il plus de croissance en sortant de l’euro? Si la Grèce fait de la croissance avec de l’inflation, alors pourquoi pas. Mais personne ne sait si l’inflation va huiler le mécanisme grec. Il y a un énigme d’ordre plus général. A la demande de l’Allemagne, la BCE a fait de l’euro un étalon-or (faible inflation – la cible de 2% n’est pas dans les traités!), devenu monnaie de réserve mondiale. Le problème historique est que l’étalon-or n’a pas souvent résisté à l’épreuve des faits (ex: UK après 1931, US après 1971). Les dépressions rendent la parité avec l’or intenable?  A suivre.



L’erreur
11 septembre, 2011,
Classé dans : Secundo

Les réactions des gens face à une erreur trouvée dans leur travail. Voilà un vrai mystère. Les gens ne réagissent pas de la même manière dans des contextes semblables.  Certains s’énervent.  D’autres restent indifférents. Certains se sont coupables entièrement / défendent les autres, d’autres transfèrent la responsabilité / la cause de l’erreur. Pourquoi? Parce que le comportement de l’agent économique, supposé unique, ne l’est pas. On peut supposer que chacun applique son jeu stratégique. Ce n’est même pas sûr qu’il ait une stratégie. En tout cas,  la réaction découle de son expérience, de son psychique, de son éducation, de son estime de soi, de son inconscient.



A l’origine des crises, Lacan
11 septembre, 2011,
Classé dans : Eco

Qu’y a t-il derrière, à l’origine des crises financières? D’abord il s’agit d’une chute brutale des prix des actifs.  Pourquoi? Un ancien consensus des opérateurs de marché, donc un lien social, se brise. Les semblants ne se font plus confiance dans leurs certitudes. Une crise apparaît avec deux composantes:

- un choc émotionnel – très intéressant car c’est un état qui n’est soumis à aucun rituel ou geste contrôlé, une forme de chaos, la panique. Mais c’est quoi la panique? Jacques Lacan parle de sujet censé savoir sur lequel a lieu un transfert. Les autres, les « manipulés », lisent la théorie/la bible et la suivent. La panique a lieu au moment précis où ce transfert cesse.

- une résolution qui consiste à revenir vers soi-même et s’auto-analyser.. une solitude qui peut rester temporaire ou permanente. La perte de confiance chez Cioran, après la tourmente de l’entre-deux-guerre, est restée permanente. Pour les marchés, le sujet censé savoir  n’est pas encore connu (l’état a perdu sa crédibilité). La crise continue donc.

Du point de vue de Lacan, on peut se demander si les politiques de dérégulation financière ont elles-mêmes sapé la confiance dans le sujet supposé savoir (l’état). Dans son livre de 2007,  A. Greenspan nous dit (ch. 25): « Les efforts pour surveiller et influencer le comportement des marchés qui fonctionnent à des vitesses supersoniques échoueront. La surveillance par le secteur public n’est plus à la hauteur de cette tâche. » Donc il faut faire confiance à la « main invisible » (A. Smith). Le problème  c’est que cette forme invisible (qui n’a pas de visage et de discours) n’a pas la qualité d’un ‘sujet censé savoir’. Et si le réel (des marchés) est privé de symbolisme, il devient anxieux (selon Lacan). En fait, la décrédibilisation progressive  de la Fed par ses propres chefs a fait place au chaos.

Il est très probable que les marchés aient toujours besoin d’un sujet censé savoir pour exister car, selon Lacan, ce sujet est mystérieusement imbriqué dans toute forme de lien social, dont le marché.

http://www.lacan.com/symptom/?page_id=299



L’orthodoxie démissione
10 septembre, 2011,
Classé dans : Eco

En économie, l’orthodoxe peut se convertir ou mourir, rien n’est définitif. Ce qu’on apprend avec le départ ce vendredi de M. Stark, dont la devise « neutralité monétaire » s’en va avec lui – évidemment, des chutes boursières par ricochet (-3,6% CAC40 aujourd’hui – mais on s’est habitué…). Ce monsieur déclarait en jan 2010 que les marchés se font des illusions en pensant que l’UE va sauver la Grèce. D’une part, on a vu sa prédicton s’effondrer.. D’autre, elle a  accéléré les spéculations sur les oblig de tous les Etats, bref un vrai chaos.

Reste une BCE déboussolée, à la recherche d’un cap, et même d’une nouvelle orthodoxie économique. Entre temps, les politiques font leurs jeux… pas orthodoxes.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/10/critiquee-en-allemagne-la-bce-se-dechire-en-interne_1570334_3234.html#ens_id=1198047



Les actifs grecs vs. IFRS
31 août, 2011,
Classé dans : Eco

Dommage, la question comptable à l’épreuve de la crise redevient non seulement politique mais aussi dépourvue de sens. Les actifs grecs des banques semblent être encore et encore surévalués. IASB le dit dans une récente lettre à ESMA (pourquoi ESMA et non pas les auditeurs respectifs?), mais bien sûr, c’est trop tard et donc inutile pour les marchés. Juste une question d’honneur. J’aurais bien aimer que l’IASB écoute sa conscience aussi dans le cas des actifs subprime il y a deux ans…

http://www.ifrs.org/Current+Projects/IASB+Projects/Financial+Instruments+A+Replacement+of+IAS+39+Financial+Instruments+Recognitio/correspondence/correspondence.htm


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