(anthropologie/archéologie économique… en Europe)

Rémunération des « opérateurs de marché »
6 avril, 2015,
Classé dans : Eco

Il semble y avoir un problème avec la rémunération des traders. L’UE a limité leurs bonus. Mais pour quel objectif?

http://finance.blog.lemonde.fr/2013/02/28/bonus-bancaires-les-perils-de-la-reglementation-europeenne/



Une hypothèse macro
24 janvier, 2015,
Classé dans : Eco

Ce temps-ci on est très confus par rapport au potentiel de nos économies. Peut-on vraiment produire davantage? Il y a une hypothèse qui sème le doute. Mais l’article se perd dans les détails des chiffres sans expliquer les causes.

http://www.voxeu.org/article/larry-summers-secular-stagnation



Quoi penser des risques pris par Charlie?
16 janvier, 2015,
Classé dans : Secundo

1. Humainement, j’aurais préféré les voir en vie, au prix d’être moins satirique. Les jeunes et moins jeunes de Charlie ont pris des risques considérables, sans même le savoir, en se sachant protégés (par un policier). Sur le plan individuel et de la protection étatique, il y a eu un défaut d’appréciation du risque. Ceci est évident. Ca arrive en finance, mais pas seulement. Notre appréciation du risque est des fois balayée par la recherche d’un idéal, par une vision du monde.

2. Ceci n’excuse pas cette tragédie qui surgit directement des « ténèbres » du Moyen Age. Est-ce le retour du Moyen Age annoncé par A. Minc? Ou c’est un autre Moyen Age?

http://www.amazon.fr/nouveau-Moyen-Age-Alain-Minc/dp/2070328740



Bizarreries fiscales
21 novembre, 2014,
Classé dans : Eco

1. UK

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/21/malgre-la-reprise-le-deficit-public-britannique-s-accroit_4527555_3234.html

Le comportement fiscal de l’économie en Grande Bretagne surprend – malheureusement…

 

2. France

http://www.lesechos.fr/journal20141212/lec1_france/0204009227678-la-faible-progression-des-prix-compromet-le-redressement-des-finances-publiques-1074271.php

L’inflation n’a pas que de mauvais côtés..



Kennedy
18 août, 2014,
Classé dans : Secundo

http://www.irishcentral.com/news/jackie-kennedy-blamed-lyndon-b-johnson-for-jfk-murder-127220093-237788131.html

C’est assez clair qu’on ne tue pas un président sans conspiration comme on le faisait à Sarajevo il y a 100 ans (et encore…)

Curieux ou non, Sarajevo reste aussi plein de mystères pour les historiens.

 



La trappe et l’inflation
3 août, 2014,
Classé dans : Eco

 

http://www.stlouisfed.org/publications/re/articles/?id=2505

Cet article nous dit une chose intéressante pour la politique monétaire (il faut toujours passer par une relance de l’inflation pour relancer l’économie):

- récession sans trappe => il faut baisser les taux => inflation

- récession AVEC trappe => il faut augmenter les taux => inflation



Définition de la trappe à liquidité
22 juillet, 2014,
Classé dans : Eco

Dans la définition classique la trappe=une augmentation de la masse monétaire qui ne peut plus baisser le taux d’intérêt nominal car il se trouve à zéro. Ce qui complique la relance par le monétaire. En effet la trappe à liquidité pose un problème car en général, la trappe ne vient jamais sans une récession.

La trappe grippe la transmission de la création monétaire par la banque centrale vers le crédit bancaire (nécessaire pour sortir de la récession). Je trouve qu’il y a bien d’autres trappes plus complexes que le taux zéro qui restent à étudier. Quand les investisseurs/banques accumulent les liquidités pour des raisons de psychose, quand les taux de politique monétaire n’ont plus d’impact sur les taux de crédit bancaire, c’est une forme généralisée de trappe à liquidité (la vitesse de circulation de la monnaie diminue). A étudier.

Une piste: il faut regarder surtout l’évolution du multiplicateur monétaire. Quand la base monétaire augmente, la diminution du multiplicateur veut dire que les banques l’annulent en augmentant les dépôts par rapport aux crédits (directement – crise de liquidité interbancaire, ou indirectement – hausse subite de l’épargne).



La répression financière
18 juillet, 2014,
Classé dans : Eco

http://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/2011/06/reinhart.htm

L’idée n’est pas nouvelle. Le gouvernement peut se désendetter avec des outils monétaires.



Importer ou produire?
15 juillet, 2014,
Classé dans : Eco

Les bases de l’économie disent qu’il faut penser la réponse à cette question en termes de concurrence non faussée, donc de prix/coût minimal (voir Ricardo). Dans ce cas, il ne faut pas considérer les subventions à l’exportation ou les tarifs, ni les taux de change manipulés. Et dans ce cas, laisser faire donnera les réponses à produire/importer (avec une exception, voir Krugmann: les industries à fort coût fixe/RD qui mobilisent bcp de capitaux au départ et deviennent rentables par un monopole).

Mais le monde est plus complexe que ça. Par exemple, une industrie chimique protégée qui connaît une libéralisation du prix du gaz (ou moins de subvention publique) peut faire faillite pour deux raisons:

- une bonne raison d’efficience: son nouveau prix de vente est supérieur au prix mondial qui est juste

- une mauvaise raison d’efficience: le prix mondial est subventionné (on sait bien que le prix du gaz n’est pas le même dans tous les pays pour des raisons politiques). Alors la faillite est faussée. Il faut voir si la continuité de la subvention a un coût supérieur à la faillite.

Même pour une bonne raison, la faillite suppose des coûts publics de reconversion pour les salariés et une augmentation des importations (perte de production nationale), donc pression sur les réserves de change (et donc sur les autres importations), sauf si les salariés reconvertis dans une nouvelle industrie exportatrice contribuent à l’augmentation des exportations (=> effet net nul sur la balance des paiements). Et on ne parle pas du taux de change qui peut varier en dehors de la balance du commerce, du fait de la balance financière..

Donc le prix de vente n’est pas un argument solide dans tous les cas.

 

 



Comment désendetter les banques?
17 juin, 2014,
Classé dans : Eco

D’un point de vue pratique il y a de multiples possibilités:

- limiter la production de crédits

- nettoyer les bilans bancaires des crédits douteux

- vendre les crédits (ABS…)

- injections de capital

(- comptabilité créative)

Donc limiter la production de crédits n’est pas une solution unique, et il y a des chances que d’autres solutions soient encore plus bénéfiques à l’économie.



Comment se crée l’inégalité?
1 mai, 2014,
Classé dans : Eco

Le livre de Piketty sur l’inégalité  connaît un franc succès. Il est possible que cette question soit étroitement liée à la question comment se crée la richesse? Si oui, alors il est possible que la réponse soit très difficile. C’est la question centrale de l’économie.. Une autre piste, c’est que la question de l’inégalité (plus simple) peut contribuer à la deuxième. Car de ce point de vue, la notion de  boule de neige qui donne avantage aux rentiers peut aider à expliquer la création de richesse de nos jours.

Mais, pourquoi les rentiers vivent une très belle période depuis au moins 20 ans? r>g: la rentabilité fiancière est plus grande que la croissance éco mais pourquoi? On a bcp parlé de la fin du travail. Et de la diminution de la part des salaires dans le PIB. Et si c’était la manière de calculer l’inflation? ou la politique monétaire (avec ses taux bas qui crée la surévaluation d’actifs)? et le too big to fail qui dirige les politiques publiques? A suivre..



A quoi sert la finance?
3 janvier, 2014,
Classé dans : Eco

C’est une question primaire qui n’arrive plus à se frayer un chemin de nos jours; en partie à cause du nez politique dans le guidon de la gestion de la crise financière; en partie en raison de son caractère démodé. On nous dit que les banques doivent être sauvées, que c’est essentiel, c’est le moindre mal (une forme de chantage?). Mais en définitive, qu’est-ce qui est nécessaire et suffisant pour un système financier? Qu’est-ce que la finance?

Je propose juste trois éléments classiques:

-une dimension historique: le métier financier se développe pour gérer l’épargne disponible (pour la cacher mais aussi la fructifier à travers l’investissement). Mais aujourd’hui on ne sait plus très bien ce que veut dire épargne, argent disponible, ni investissement d’ailleurs. On se concentre sur la notion d’offre monétaire (encore plus compliquée!).

- une dimension consumériste: le concept de revenue permanent (M. Friedman). La finance doit servir à lisser la consommation de chacun dans le temps et donc son niveau de vie (progrès social). Mais curieusement, les banques demandent plus de garanties à ceux qui ont le plus besoin de lisser leur consommation.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_revenu_permanent

- une dimension du choix des investissements:  le concept de MEDAF

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_d%27%C3%A9valuation_des_actifs_financiers

L’épargne étant limité, il faut choisir les meilleurs projets. A un moment donné,  les prix des actifs financiers reflètent la réalité des risques et des bénéfices des actifs. Mais, problème: pourquoi une entreprise allemande peut s’endetter à 4% et une entreprise portugaise à 8% (ayant le même bénéfice et risque)?

La discussion de ces fonctions de base semble aujourd’hui inintéressante.

PS Et je n’ai pas parlé du partage (ou couverture) des risques… un objectif de la finance assez difficile à cerner. Comment évaluer si le partage des risques dans une économie est efficace?



Les cocos peuvent sauver les banques?
27 décembre, 2013,
Classé dans : Eco

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/politique-economique/221137905/cocos-peuvent-sauver-banqu

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/cocos-ces-obligations-du-credit-agricole-garanties-anti-crise-bancaire_399910.html

 

http://accionistaseinversores.bbva.com/TLBB/fbinir/mult/BBVAFinalOfferingCircular_XS0926832907_tcm926-385365.pdf

Le 30 avril 2013 BBVA a émis avec succès 1,5 md $ d’obligations convertibles à seuil  (contingent convertible bonds ou « coco ») qui comptent comme capital tier one  (selon Bâle 3!). Elles sont convertibles automatiquement en actions si quatre critères de rentabilité ne sont pas remplis, sinon ce sont des obligations à durée indéterminée, à moins qu’elles soient rachetées par la banque (son option) dans cinq ans ou plus tard. Pas facile de comprendre les risques avec ces options incorporées! Logiquement, le prix à payer est cher (coupon de 9%). Mais pas aussi cher que les dividendes. Ou émettre des actions sous la valeur nette comptable (souvent le cours boursier de nos banques européennes est ainsi de nos jours).  Donc, une bonne affaire pour les banques? Oui, mais: en raison de la complexité du produit, pas sûr que la demande de cocos soit aussi exubérante que c’est nécessaire pour combler un besoin de 350 md euro en capital des banques de l’UE (tier one), selon EBA.

 



Le chômage en Allemagne
25 novembre, 2013,
Classé dans : Eco

Selon un article récent FT, le chômage en Allemagne de l’Est est passé de 18,7% en 2005 à 10,7% en 2012. Non, l’émigration des prussiens vers l’Ouest n’a pas bcp aidé à ce taux de chômage car elle est historiquement basse (elle a eu lieu en grande partie avant 2005). Mais il est aussi certain que les réformes du marché du travail ont bien marché dans la ex DDR. Une autre possible raison à cela est que les allemands de l’ouest ont mieux accepter les réformes sous la pression des bas coûts de l’Est, ce qui a mécaniquement diminué le flux d’émigration. Une sorte d’égalisation des salaires..



Multiplicateurs dans les PVD
17 novembre, 2013,
Classé dans : Eco

http://www.economist.com/blogs/freeexchange/2013/08/fiscal-policy-developing-countries

Il semble que les multiplicateur fiscaux dans les pays en voie de développement sont assez « inefficaces » (faibles).  Une raison est le manque de crédibilité (prédictibilité) des politiques publiques dans ces pays. Les mécanismes de transmission à l’économie productive sont moins efficaces  ce qui génère inflation et/ou des anticipations de dépréciation du taux de change.

Ca vous semble connu? Oui, il semble que les chercheurs jouent ici avec des variables agissant sur l’efficacité d’une politique monétaire (crédibilité, anticipations). Une idée qui fait penser à un gouvernement cohérent dans le temps et, donc, indépendant du politique… (comme une banque centrale).

PS Il y a aussi des signes d’une récente amélioration de ces multiplicateurs.



Allemagne, sans diplomatie?
5 octobre, 2013,
Classé dans : Eco

La diplomatie allemande existe sans trop de bruit. Aux moments bien choisis, elle fait opposition souvent sourde  à d’autres Européens. En Lybie, en Syrie, et, jadis, en Yougoslavie:

http://www.nytimes.com/1991/12/16/world/un-yields-to-plans-by-germany-to-recognize-yugoslav-republics.html?pagewanted=all&src=pm

Les Français essaient de jongler avec cette situation bien inattendue depuis 1990; mais en fait, sans stratégie. Comment contrer un créditeur de l’UE?

De facto, ses positions se rapprochent souvent de celles russes. Simple coïncidence? Respect mutuel des intérêts? Amitié politique? En tout  cas, elle est déjà présente en économie, dans les gazoducs:

http://www.diploweb.com/Les-relations-germano-russes-dans.html

http://www.ifri.org/?page=detail-contribution&id=5984

http://www.rfi.fr/europe/20110718-russie-allemagneune-interdependance-energetique-assumee

Qui se souvient du projet Nabucco? Un projet de gazoduc 100% européen qui voulait acheminer le gaz caspien vers l’Europe, diversifier les sources de gaz en Europe et contourner la Russie par l’Europe de l’Est. Abandonné, mystérieusement, en 2013. Certes, l’Allemagne n’y a vu aucun intérêt et a laissé les Russes manœuvrer contre ce projet. Résultat? La Grèce, ami des Russes, récupère ce projet sur son territoire et évitant l’Europe de l’Est.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/06/28/20002-20130628ARTFIG00602-le-projet-nabucco-enterre-par-un-gazoduc-qui-rejouit-la-grece.php

Alors, peut-on voir les signes d’une vraie amitié politique germano-russe, qui peut ébranler l’UE? A suivre



Y a t il des options pour réduire la dette?
30 août, 2013,
Classé dans : Eco

http://www.voxeu.org/article/end-eurozone-crisis-bury-debt-forever

Pour renforcer la croissance éco il faut des réformes structurelles (on voit que la consolidation budgétaire n’est pas créatrice de croissance). Or, il faut du temps pour en dégager des effets positifs – mais les dettes sont déjà à un niveau élevé et continuent d’augmenter. A t on ce temps disponible?

 



Le PIB de la Chine
22 août, 2013,
Classé dans : Eco

Et si le PIB de la Chine était surévalué? Le vieux problème du déflateur du PIB revient en force. Dans ce cas, il s’agit de sa sous-évaluation qui engendre une surévaluation de la croissance réelle:

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130815trib000780442/pib-les-chiffres-de-leconomie-chinoise-sont-ils-tronques.html



Le compte courant et les crises
15 mai, 2013,
Classé dans : Eco

Dans les pays non-euro, la crise semble aussi être le résultat d’un déficit de compte courant persistent. Mais un déficit ne peut être que temporaire si le cours de change s’ajuste librement en fonction du volume des exportations et importations (en l’absence de flux de financement externes). Donc, il peut persister  si le cours de change ne bouge pas à cause de: flux financiers entrants; la vente des réserves officielles de change (faible marge de maneouvre de la banque centrale).  Les flux financiers entrants reflètent malheureusement plusiers cas:

1.Un caractère spéculatif et irrationnel des flux financiers peut donc causer des déficits persistents.

2.Ces importations sont financées par ceux qui exportent vers ce pays.

Les flux entrants sont principalement les dettes externes (privées ou publiques, y compris prêts de la BCE/FMI/UE). Si on décide le contrôle des capitaux, le déficit courant disparait très vite. Curieusement, si on  oublie les questions politiques, la persistence des déficits courants c’est une question financière, et non pas éco.

PS Le lien avec les déficits publics est assez simple. Les déficits publics peuvent causer des flux entrants de capitaux (endettement public externe) => ceci stimule le cours de change et entretien des déficits courants (le cours de change restant stable).

 

PPS Dans le cas de la zone euro, le financement par les autres pays euro est la cause des déficits courants en Grèce par exemple. Il n’y pas d’ajustement de cours de change donc la disponibilité des ressources externes en Grèce est le seul facteur du maintien des déficits courants.



Une vérité d’économiste qui est fausse à 90%
19 avril, 2013,
Classé dans : Eco

L’article de 2010 de Rogoff a fait sa carrière principalement dans les milieux politiques de droite. Partant d’une analyse économétrique, il « montre » que >90% de dette public fait tomber le sentier de croissance économique d’un pays développé. Pourtant je n’ai pas vu de preuve methématique, théorique (en appui). 

Un article de 2013 de Herndon qui vient de paraître infirme cette conclusion pour des raisons de calcul… mais il reste qu’une grande dette publique semble toutefois diminuer la croissance éco (cf. aussi Japon). Mais toujours pas de preuve théorique… Mais quand?

http://economieamericaine.blog.lemonde.fr/2013/04/17/une-erreur-dans-une-etude-sur-lausterite-degomme-les-idees-recues/

http://economieamericaine.blog.lemonde.fr/2013/04/17/une-erreur-dans-une-etude-sur-lausterite-degomme-les-idees-recues/



Evolutionnisme sociologique
6 avril, 2013,
Classé dans : Eco

On nous sert aujourd’hui pas mal d’arguments sur la « décadence de l’Occident ». Une sorte d’évolution implacable.  J’ai aussi traité de certaines « lois historiques » dans ce blog (On pourrait même dire économiques ou marxistes?). Mais sur le terrain de la théorie, les choses ne sont pas simples. Fondamentalement, il semble que deux grands courants s’opposent:

- le relativisme culturel, de Lévi-Strauss, qui affirme la diversité des cultures, un phénomène naturel « résultant des rapports directs et indirects entre les sociétés et de la diversité géographique ». En discutant du progrès, il arrive à la conclusion qu’il est le résultat de la diversité des cultures. Les instiutions internationales ont le devoir de la protéger. Unification (métissage) et diversification (fragmentation) sont les deux processus contraires qui semblent gouverner l’humanité et animer le progrès.

- l’évolutionnisme sociologique, à la Tylor et Spencer, qui pense que les sociétés évoluent dans le même sens, parcourant fondamentalement les mêmes étapes, mais pas dans le même rythme. Il a reçu une impulsion vigoureuse de l’évolutionnisme biologique.

En tout cas, l’analyse reste floue, pour une raison que Lévi-Strauss nous livre lui-même dans « Race et histoire »: « L’évolutionnisme social n’est trop souvent que le maquillage faussement scientifique d’un vieux problème philosophique dont il est nullement certain que l’observation et l’induction puissent un jour fournir la clef. »

PS Progrès et histoire cumulative: deux mots qui semblent aussi relatifs. Les deux se définissent par rapport à notre vision actuelle du monde qui nous semble le meilleur.



La bonne lecon lettone?
26 mars, 2013,
Classé dans : Eco

La Lettonie baigne dans la croissance eco depuis deux ans et fait la lecon aux autres.  Pourtant le chomage reste haut… Une conference essaie d’explorer pourquoi la loi d’Okun ne marche pas. Ce qui m’inquiete c’est que cette « loi » n’a jamais eu une demonstration…

http://blog-imfdirect.imf.org/2012/11/07/jobs-jobs-jobs-getting-the-labor-markets-working-again/



Les pensions idéologiques
23 février, 2013,
Classé dans : Eco

Sur les pensions, il y a d’abord la question: répartition ou capitalisation? C’est un choix fondamental pour une société. On en parle pas et je vais l’éviter aussi pour le moment..

Mais ce que l’on nous dit pas à haute voix c’est que les récentes statistiques voient un premier retournement de tendance de l’espérence de vie (au moins de certaines catégories – femmes, pauvres etc.) - pas surprenant avec une médicine en panne. Comment sera la medecine dans 20 ans? La qualite des aliments / de l’environnement  diminuera progressivement? Quel est l’impact sur l’esperence de vie et donc l’age de la retraite? C’est surprenant mais ces paramètres ne sont jamais prononcés dans nos discussions idéologiques sur les retraites.

http://www.nytimes.com/2012/09/21/us/life-expectancy-for-less-educated-whites-in-us-is-shrinking.html?pagewanted=all&_r=0

http://www.lefigaro.fr/assurance/2013/01/29/05005-20130129ARTFIG00440-l-esperance-de-vie-a-baisse-en-france-en-2012.php

 

 



La promesse des multiplicateurs, non tenue
25 janvier, 2013,
Classé dans : Eco

Keynes et d’autres avaient crû comprendre qu’il existe un multiplicateur « naturel » pour les composantes du PIB. En tout cas, le FMI en avait identifié par pays, pour les dépenses publiques. La crise que nous vivons a montré autre chose. Pour la Grèce en crise, la différence avec ces théories semble très importante. L’affaire des multiplicatuers reste non élucidée…

http://www.economist.com/blogs/freeexchange/2012/10/fiscal-policy-0

http://www.bruegel.org/nc/blog/detail/article/938-blogs-review-empirical-and-theoretical-multiplier-uncertainty/

http://www.economist.com/news/finance-and-economics/21565150-short-term-austerity-aftermath-severe-crisis-may-prove-more-painful

PS En 2010, IMF voyait un multiplicateur de 0,5 de la dépense publique pour la Grèce. En réalité : 0,9-1,7.

http://www.imf.org/external/pubs/ft/tnm/2010/tnm1002.pdf



Sur la compétitivité, un concept trop claire…ou pas!
4 novembre, 2012,
Classé dans : Eco

Un article qui revient longuement sur la compétitivité, et la déflation:

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/29/la-fausse-promesse-du-choc-de-competitivite_1782476_3234.html

  »Quant à la compétitivité, terme transféré du vocabulaire des entreprises à la macroéconomie où elle n’a pas de sens, elle apparaît comme la face présentable de la compétition, qui ne vise pas à améliorer la vie de la population mais à réduire les coûts salariaux. Comme le choc de compétitivité est censé produire des emplois et de la croissance, il est nécessaire d’examiner la plausibilité de cette promesse au regard des connaissances économiques actuelles.

Le dernier exemple de choc de compétitivité massif en France est la déflation menée par Pierre Laval en 1935, qui a baissé toutes les dépenses de l’Etat, en particulier les salaires des fonctionnaires, pour provoquer une baisse générale des salaires et des prix et relancer l’économie par l’exportation.

A l’époque, le taux de change du franc était fixe, et comme tous les autres pays avaient dévalué leur monnaie afin de relancer leurs exportations, le taux de change réel du franc était surévalué d’environ 20 %, assez pour conduire à l’effondrement des exportations.

Décidée pour éviter une dévaluation du franc, la déflation Laval a aggravé la crise en France alors que l’Europe connaissait une reprise générale… Et la dévaluation du franc eut tout de même lieu à la fin de l’année suivante.

Malgré la substantielle reprise qui s’ensuivit, la France fut le seul pays dont le revenu par habitant de 1939 ne dépassa pas celui de 1930. »

 



Pourquoi la France s’endette à des taux historiquement bas?
4 octobre, 2012,
Classé dans : Eco

La France, comme l’Allemagne, a aujourd’hui des taux d’intérêt sur la dette publique historiquement bas (depuis l’entrée dans la zone euro). Y a t il un lien direct avec le risque de crédit et la crise économique qu’on traverse? Non: la dette/PIB dans ces deux pays a augmenté mais leurs taux ont diminué. Oui: on voit bien une relation inverse entre la crise qui s’aggrave et les taux qui diminuent. En effet, très curieux. Ce graphique me dit à quel point on ne sait pas ce qui se passe sur les marchés.  Que explique le prix d’une obligation, en définitive? Sa liquidité ou sa solvabilité?

http://pianissiomo.unblog.fr/files/2012/10/FR-bonds.pdf



Premières impressions d’une conférence
28 septembre, 2012,
Classé dans : Eco

Une suggestion claire de Pr. Allen me révolte et me fascine. Il souhaite une autre restructuration de la dette grecque ET la sortie temporaire de la zone euro. Pourquoi sortie? Le coût n’est pas trop grand en termes de crédibilité? Comment faire que cette sortie soit rapide compte tenu des problèmes juridiques?

Mais je me demande si une nouvelle restructuration doit être sèche, sans aucune mesure « structurelle ». Qui garantit au marché que sans une mesure de ce type, la dette ne reviendra pas (comme ce qui se passe actuellement)? Ca sera une spirale sans fin! Si on n’aime pas la dévaluation en cas de sortie (un mécanisme de marché, bien rodé), il faut trouver un autre moyen crédible (au sens économique du mot) pour s’assurer que la Grèce peut trouver son équilibre de long terme DANS la zone euro. On ne l’a pas encore trouvé. J’ai l’impression qu’on sous-estime ces problèmes de compétitivité grecque.  

Entre temps, les mesures dures qu’on impose en Grèce (certes nécessaires) ont un coût politique et social très important (et avec des externalités politiques négatives sur toute l’image de l’UE), et il se peut qu’on dirige inconsciemment/naturellement les Grecs vers la porte de sortie (mais avec un coût plus élevé?) : en effet un jour il se peut que les Grecs votent eux-mêmes la sortie de la zone, excédés par cette conditionnalité imposée et sans résultat immédiat (à la fin de 2012, ils auront cinq années de récession – et cette année elle peut dépasser -7%). J’ai l’impression qu’on sous-estime toute cette problématique politique du court terme.



BCE et ses litiges
26 septembre, 2012,
Classé dans : Eco

Il y au moins deux conflits jurdiques qui menancent la BCE:

- sur la dernière restructration de la dette grecque, qui a contourné les parts de la BCE. Sous ce type de pression croissante, il semble que la BCE devra un jour en faire des pertes aussi.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202278130158-grece-premiere-plainte-de-petits-porteurs-contre-la-bce-363752.php

- sur la récente mesure de rachat de dettes sur le marché secondaire, les Allemands sont toujours contre, et contre le FMI aussi:

http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9564225/ECB-and-Bundesbank-checking-legality-of-bond-buying-program.html

http://blogs.telegraph.co.uk/finance/thomaspascoe/100020325/bundesbanks-imf-rant-exposes-a-divide-at-the-heart-of-the-eurozone/

 



Hystérèse
23 septembre, 2012,
Classé dans : Eco

http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/09/18/hysteresis-begins/



Fed fait la leçon à la BCE
13 septembre, 2012,
Classé dans : Eco

http://www.nytimes.com/2012/09/14/business/economy/fed-announces-new-round-of-bond-buying-to-spur-growth.html?_r=1&hp

C’est le 3e plan quantitatif, cette fois illimité.

Entre temps, la BCE veut acheter des obligations juste pour  »régler » la politique monétaire (c’est vrai, sans limite aussi).

http://www.nytimes.com/2012/09/07/business/global/details-of-the-bond-buying-plan.html


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